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24.01.2008
Communiqué CFE-CGC, CFTC, SNFOCOS, UFICT-CGT
Au regard de l’accroissement de leurs qualifications et de leurs mises en œuvres les inspecteurs du recouvrement ont fait part de leurs revendications exigeant la reconnaissance de celles-ci au travers de signatures de pétitions et en répondant massivement à la grève le 16 OCTOBRE 2007 :
Toutefois, l’ACOSS, par un message de son directeur ; le COMEX et l’UCANSS par des propositions inacceptables lors de la RPN du 20.12.2007, ont affiché clairement leur mépris à l’égard des inspecteurs et de leurs revendications.
Tirant les conséquences de ces attitudes, les organisations syndicales SNFOCOS, CFE-CGC, CFTC, UFICT-CGT appellent l’ensemble des inspecteurs à faire du 31.01.2008 une journée d’action pouvant aller jusqu’à la grève afin que soient prises en compte leurs revendications :
- 40 à 60 points mensuels pour tous les inspecteurs
- passage niveau 6 au niveau 7 pour tous
Nos organisations syndicales nationales invitent les inspecteurs à se réunir dans chaque URSSAF pour décider dans l’unité de l’action qu’ils veulent mettre en œuvre.
Nos organisations syndicales nationales demandent un rendez-vous au ministère de tutelle pour exiger ce que refusent l’ACOSS, l’UCANSS et le COMEX.
11:47 Publié dans Info | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




Commentaires
Le 31 janvier restera comme le jour où le mot catégoriel aura été enterré.
L'Acoss et l'Ucanss a tenté de nous traiter d'égoïstes parce que nous serions payés plus que les niveaux 3 ou 4.
Qu'en est-il ?
Un inspecteur est recruté à bac+4 ,bac+5, qui plus est sur concours (seuls les meilleurs de ceux qui ont eu le diplôme sont retenus).
Un inspecteur est révocable par un simple retrait d'un agrément, c'est à dire à tout moment, comme les mandataires sociaux.
Et comme le disait le directeur de l'Urssaf de Paris-RP le 16 octobre devant les grèvistes : comme les médecins conseils en Cpam, on leur demande de faire tout ce que les autres ne peuvent pas faire.
Comment est-ce possible ? Parce que le niveau de qualification est très élevé, parce que la capacité à s'adapter est très forte, parce que la conscience professionnelle est très grande.
Par conséquent ne pas reconnaître à des gens très compétents qu'ils le sont quand il s'agit de les rémunérer tout en voulant l'utiliser pour les faire travailler cela a plusieurs noms : déni de la réalité, exploitation, irréalisme, inconséquence. S'ils veulent des inspecteurs payés comme des bacheliers : qu'ils recrutent des bacheliers. S'ils veulent des niveau de qualification bas, qu'ils simplifient la législation.
Et surtout : qu'ils arrêtent de nous dire qu'ils commencent à réfléchir au sujet. Pour les
immatriculations protégées, ils ont commencé à réfléchir en 1992. La première idée qu'ils ont eu sur le sujet a été connu lors de la grève du 16 octobre 2007 : louer des voitures pour que lors des interventions en travail dissimulé, les contrevenants ne puissent pas trouver trace de l'identité des inspecteurs. Est-ce mis en place ? Non. Peut-on faire confiance à des gens qui face à un problème très sérieux utilise un vocable du genre "nous commençons à réfléchir". La langue de bois ça suffit.
Les mesures discretionnaires : ça suffit.
Il faut des avancées concrètes, approuvées par les inspecteurs.
Un inspecteur recruté en 1983 perçoit 37000 euros net imposables en 2007 pour un travail à temps plein. Il est sur un dossier avec un autre inspecteur d'une autre Urssaf qui a le même parcours et est plus diplômé. On s'attendrait à ce que le deuxième n'ait pas une très grosse différence de salaire. Or il n'atteind pas les 30000 €. L'arbitraire était déjà la règle avant la convention de 2005 : le niveau 7 étant attribué à la tête du client.
Il faut un système plus juste. C'est pour cela qu'il ne faut pas se contenter de prendre ce que l'Ucanss proposera lors de la RPN du 19 février. Il faut lui dire ce que nous voulons : un système de rémunération juste et motivant (qui rétribue la compétence et qui fasse disparaître la récompense à ceux qui flattent le plus l'encadrement ou les directeurs).
Il faut faire savoir que les conditions de travail que nous connaissons sont parfois à la limite du supportable et que cela ne peut pas durer : sécurité, déplacement en province, découcher. Nous avons une vie privée, cela doit être respecté.
Alors le travail de nuit pour 6% de majoration horaire (on prend le salaire annuel et on divise par le nombre d'heure travaillées, ça donne le taux horaire, dès lors majorer de 25% du salaire de base revient à majorer de 6%) c'est se moquer des inspecteurs. Hier un collègue de province indiquait que lorsqu'il faisait une heure de nuit elle était payée le double sous forme de récupération : ça c'est OK, mais c'est, de fait, plus de 100% puisque les deux heures sont payées sous la forme salaire de base plus avantages individuels (ancienneté et au choix, ou compétence et expérience).
Bien : il convient de rester mobilisé pour expliquer que pour un accord il faut être deux, un qui propose l'autre qui accepte.
A ce jour ce que propose l'Ucanss et l'Acoss n'est pas acceptable. Nous ne sommes pas rémunérés comme des directeurs alors nous n'avons pas à accepter des travaux qui rapportent trois fois ce qu'il coûtent à l'institution en étant payé la moitié du prix de ce qui se pratique dans le privé.
L'égoïste et le catégoriel c'est le directeur qui justifie les augmentations de la catégorie des directeurs par la diminution de la masse salariale et l'augmentation de la productivité. Et je devrais ajouter par la capacité du directeur à augmenter la complexité du travail en recrutant des personnels mieux formés sans qu'ils soit néanmoins mieux payés.
Plus c'est gros mieux ça passe disait un Président de la République. Cela dépend du public, ce n'est pas parce que l'on est titulaire d'un DEA en droit de la Sécurité sociale que l'on va accepter de se faire duper par quelqu'un qui a le même niveau d'étude mais qui a choisi de faire directeur plutôt que de faire inspecteur. Il faut du courage, des compétences et beaucoup d'efforts pour être inspecteurs au quotidien : ça se respecte et ça se rémunère. Et si un directeur n'est pas capable de le comprendre, qu'il demande à un autre directeur plus à même de négocier de venir à l'Ucanss. Nous saurons lui expliquer ce que nous sommes prêt à accepter.
Au 19
Ulyce
Ecrit par : Ulyce | 01.02.2008
Enfin les IR se mobilisent.
Ayant participé à la mobilisation des années 1970 pour obtenir l'échelon exceptonnel, je vous souhaite beaucoup de courage et de la détermination dans votre action.
Ecrit par : pierre lefebvre | 13.02.2008
Premiers échos de la RPN du 19 février : tous les inspecteurs seraient susceptible d'avoir le niveau 7.
A l'origine l'Ucanss proposait que chaque inspecteur ait à en faire la demande.
Cette demande aurait alors été étudiée selon trois critères d'analyse : expérience, résultats, compétences.
L'examen en aurait été fait par une commission inter-régionale pour atteindre 50% du corps de contrôle.
L'Ucanss qui alliée à l'Acoss, 17 ans après nos débuts en travail dissimulé n'a rien produit de concret à l'art de faire un trou dans le vide en proposant une nouvelle usine à gaz.
Fort heureusement, les organisations syndicales ont rejetés la propositions. Suite à quoi, nous voilà tous SUSCEPTIBLES de devenir niveau 7.
La discussion continue et s'oriente dans le bon sens : celui des intérêts des inspecteurs.
Cela aura très certainement des conséquences positives : les motiver. Partout où je dis, moi inspecteur 19 ans de métier 2200 €, j'entends la réponse suivante : pourquoi ne gagnez-vous pas au moins 3000 € ? Bonne question, la réponse dépendra des autres mobilisations.
L'Essonne me dit : 100 % de gréviste. Bravo !
La nouvelle négociation sur la classification est pour juin : ne nous laissons pas enfermer dans un calendrier qui vise à nous balader jusque là.
L'AG à Paris : qui est volontaire, combien, quand ! Penser, parler, réaliser, ne serait-ce pas la base de toute réussite ?
Ecrit par : Ulyce | 19.02.2008
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