22.10.2007
Et maintenant ?
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En avril, nous écrivions : depuis quelques mois, les Inspecteurs du Recouvrement dans différentes Urssaf, manifestent leur mécontentement.
Où en sommes-nous ?
La pétition a été signée très largement et remise aux différentes directions ainsi qu’à l’Ucanss. Aujourd’hui, pas un Directeur d’Urssaf, d’Acoss et d’Ucanss, ne peut dire : « je ne suis pas au courant du mécontentement des Inspecteurs du Recouvrement ».
En juillet s’est tenue une réunion paritaire nationale portant : - sur les problèmes de sécurité : mise en œuvre de mesures dans le cadre d’une politique de prévention en matière de sécurité au travail, - sur le temps de travail : mise en place de sujétions, dans le cadre de la durée légale du travail, pour compenser des horaires atypiques ( soir, nuit, week-end…) que les inspecteurs effectuent dans le cadre d’une de leurs missions, la lutte contre le travail illégal.
Enfin, en ce début du 21ième siècle, on ose aborder les problèmes de sécurité au travail ! Ce ne serait plus un sujet tabou… Bien que, les inspecteurs du recouvrement ne sont pas les seuls à subir des violences de toutes sortes dans l’exercice de leurs missions. Ce premier texte a le mérite d’exister.
Le texte proposé par l’Ucanss sur la protection contre les risques est un bon début, mais il a besoin d’être précisé et amélioré. Il aborde les équipements de sécurité, les actes d’agression (verbale, comportementale, physique), le type de formations, le rôle des CHSCT, la réparation des dommages (contrat d’assurance, procédure de défense du salarié, soutien psychologique).
Quant à la prise en considération des sujétions inhérentes à l’exercice de notre mission de lutte contre le travail illégal, le texte est trop sélectif. Il place cette mission au dessus de toutes les autres et nie la réalité de notre travail tel qu’il est réellement exercé. Ce n’est pas acceptable dans l’esprit. De plus, des accords locaux sont plus avantageux. Et surtout, ne nous laissons pas « berner » en pensant que les Directions ne dénonceront pas lesdits accords même avec un petit codicille dans un texte national rappelant que les accords locaux pourront continuer d’exister. Les situations de récupération ou de paiement sont très diverses d’une Urssaf à l’autre. Aussi, il serait important de nous envoyer les accords existants qu’ils soient écrits ou oraux afin que nous puissions tous les répertorier et que le texte national ne soit pas inférieur au plus haut d’entre eux.
DERNIERE NOUVELLE
Les inspecteurs de l’Urssaf de Paris se sont réunis en assemblée générale. Ils ont décidé : - le niveau de leur revendication : attribution de 60 points pérennes et non résorbables - d’être en grève de 24 heures le 16 octobre 2007, jour de la tenue de la RPN sur les inspecteurs. Ils ont l’intention de rencontrer leur Directeur et les Directeurs de l’Acoss et de l’Ucanss.
Les arguments développés sont ceux que vous connaissez : le travail se complexifie de plus en plus, les modifications des textes législatifs compliquent largement leur métier. De plus, il faudra qu’ils effectuent le contrôle pour le compte des Assedic et des Caisses de retraites complémentaires, prestation facturée par l’Acoss auxdits organismes.
Nombreux collègues Inspecteurs de Province nous ont contactés. Ils veulent être en grève le même jour que les Inspecteurs de l’Urssaf de Paris. Pour les organismes où la décision de la grève est prise, si ce n’est pas déjà fait, nous invitons nos Syndicats à déposer un préavis de grève.
Par ailleurs, là où aucune action n’est à ce jour décidée, nous invitons l’ensemble de nos syndicats à rencontrer les autres organisations syndicales et les inspecteurs pour décider avec eux des formes d’actions qu’ils veulent mettre en œuvre.
Tenez-nous informés de ce qui passe dans votre Urssaf pour cette journée. Nous en ferons un compte rendu, tant dans les démarches entreprises par les Inspecteurs de Paris et leurs organisations syndicales que des résultats de la RPN. Montreuil, le 10 Octobre 2007
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14:50 Publié dans Tract | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
La revendication des 60 points pérennes, non résorbables vient de l’AG du 11/9.
Poser la demande en ces termes à pour intérêt de ne pas tomber dans le piège de la règle des 105%. 40 points tout le monde est preneur, mais aujourd’hui les nouveaux niveaux 7qui passent du coefficient 305 à celui de 350 n’ont concrètement que 19 points d’augmentation soit 100 € . Donc, il ne faut pas se laisser duper : on veut une reconnaissance incompressible qui soit attribuée avant que les syndicats n’aient fini de peser la valeur respective des métiers, ce qui prendra 2 à 3 ans, c'est-à-dire permettra à l’employeur d’étouffer le mouvement et d’économiser pendant tout ce temps.
Ecrit par : constanti | 26.10.2007
Les directeurs réfléchissent tardivement, sans prendre les mesures nécessaires :
Lors de l'entrevue inspecteur - Acoss du 16 octobre dernier, les inspecteurs avaient pu faire part aux représentants du directeur de la lenteur avec laquelle l'Acoss et les directeurs de l'Urssaf prenaient la mesure des questions. Le problème de l'utilisation du véhicule personnel pour le travail dissimulé a été posé par les inspecteurs dès 1992. 15 ans plus tard un représentant de l'Acoss nous explique que si l'Urssaf louait des véhicules, on ne pourrait pas retrouver le nom de l'inspecteur à partir de sa plaque. Cela illustre bien les inerties et l'irréalisme de nos directeurs : 15 ans après ils en sont encore à discuter de ce qui serait bon de faire.
La productivité, les diminutions d’effectif, les directeurs sont pour, le reste : ils individualisent et divisent les inspecteurs entre eux.
Mieux ça existe et pas très loin :
Sur un autre sujet qui nous tient à cœur la rémunération qui avec les conditions de travail est un aspect important de la reconnaissance. Une collègue est fille de contrôleur de l'administration fiscale : ceux-ci sont mieux rémunérés que les inspecteurs de l'Urssaf à ancienneté égale. Donc nous l'avons interrogé pour savoir ce que cela donnerait pour un inspecteur du fisc avec 25 ans d'ancienneté, sans avancement individuel. La réponse est un salaire moyen net de 3190 €. Nous avons eu quelques difficultés à reconstituer le salaire mais nous y sommes parvenus. Les inspecteurs du fisc ont une progression quasi automatique sur 25, sans rien faire de particulier à part leur travail (ce qui n'est déjà pas si mal), ils ont un traitement qui supporte 17% de précompte, une prime qui est de 30% ou plus en moyenne avec pour une part 13% de retenue et pour l'autre 8%. Au final on arrive à quasi 3200 €. Un inspecteur Urssaf perçoit 8 à 900 € de moins et doit encore aller quémander un niveau 7 qui se fait écréter par la règle des 105%. Avons-nous choisi la mauvaise voie ? Oui, simplement nos directeurs essaient de nous faire avaler des couleuvres en nous disant soit que nous sommes correctement payés, soit que nous que nous augmenter coûterait trop cher. Des exemples : le directeur de l’Acoss fait savoir que nous augmenté coûterait 10 millions d’euros. Il oublie de dire qu’avec la nouvelle convention collective, il ne dépense même plus 100% du budget qui est alloué à la masse salariale. Un collègue nous racontait comment le directeur de l’Oise faisait trimer des niveaux 3 pour rendre des points à l’Acoss et percevoir des primes : faire travailler plus en dessous pour toucher plus au-dessus. Un autre exemple 2600 postes non renouvelés en 2006 pour la Sécurité sociale : gain plus de 100 millions d’Euros. Alors quand mes collègues me disent heureusement que ma femme ne travaille pas à l’Urssaf parce qu’elle est mieux payée que moi, on comprend que l’on a affaire à l’employeur qui paye moins cher qu’ailleurs, mais qui est près à comparer nos paies à celle des caissiers et des chefs de rayons pour nous expliquer que nous avons de la chance. A bac + 4 + 6 ans sur le terrain ou en formation pour arriver à une bonne maîtrise du métier et de la législation, c’est carrément se moquer de nous !
L’intéressement : un plus à la hauteur de la carte orange. À quand un abonnement gratuit à Mickey ?
L’intéressement : Edf, un cadre me dit, cette année c’est correct 2400 € . Une cadre d’une compagnie d’assurance : 15 000 € d’intéressement, plus abondement = défiscalisation. Et nous 300 €, royal et l’abondement, 0, deux fois royal. Et ils voudraient nous motiver. Mais nous ne faisons pas la manche.
Ne laissons personne penser à notre place : si les directeurs pensent que nos fonctions sont bien rémunérés, qu’ils prennent notre emploi. Il restent des entreprises à contrôler. S’ils croient que nos collègues sont jaloux de nos rémunérations : qu’ils leur proposent de passer le concours plus la mise à l’essai de plus de deux ans. On verra au bout du compte qui parviendra à réussir le parcours d’obstacle. On ne peut pas d’un côté toujours exiger plus et de l’autre au moment de payer le travail accompli se dégager de ses obligations en faisant accroire que le travail ne vaut pas ce qu’il vaut. Demander aux inspecteurs d’être sérieux et responsable présuppose pour celui qui en a la prétention de l’être soi-même. Allons messieurs les directeurs, vous n’êtes pas des faiseurs de dogme : voyez la réalité en face. Le métier est positionné trop bas par rapport à ce que vous demandez pour le faire. Reconnaître que l’on se trompe, savoir que les inspecteurs ne se sentiront jamais reconnus par des commissions dans lesquels les directeurs décrètent les évolutions futures du métier n’est pas être un mauvais manager. Au contraire reconnaître ses erreurs, c’est sortir grandit d’un conflit après lequel chacune des deux parties ayant reconnue l’autre une discussion constructive peut s’en ensuivre.
Les inspecteurs revendiquent pour leur situation. Rien n’interdit aux autres de prendre en mains leur situation. Opposer les uns aux autres, répondre à une question par un problème sur un autre sujet : toutes ces ficelles sont un peu éculés.
En attendant, si rien de concret ne sortait des sérails directoriaux, la dépression que cela entraînerait précipiterait les résultats du contrôle. Dommage pour le recouvrement.
Chers collègues : haut et fort disons le, nous ne sommes pas des moutons, mais des cadres responsables qui attendons des interlocuteurs sérieux et conscients des enjeux de ce qui se négocie aujourd’hui.
Ecrit par : Ulyce | 13.11.2007
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