22.10.2007

Communiqué de presse du syndicat Ugict Cgt Urssaf Paris-RP

 

Le 16 octobre 2007, les Inspecteurs de l’Urssaf de Paris/Rp seront en grève soutenus par les  3 organisations syndicales cadres de l’organisme, Ugict Cgt, Cfdt cadres, Snfocos.

Ils revendiquent la reconnaissance réelle de leurs qualifications (environ 400 €).

Ils ont signifié, par la signature d’une pétition, le ras-le-bol d’une profession dont les missions se multiplient et se complexifient. Les conditions de travail des inspecteurs sont très dégradées. Rappelons que leurs collègues du régime agricole en ont tragiquement fait l’expérience (deux inspecteurs abattus au fusil de chasse par un agriculteur). L’ajout de missions supplémentaires (contrôle probable pour le compte des Assedic et des Caisses de retraite complémentaire) a amplifié le très large mouvement de protestations des inspecteurs. Or, à ce jour les représentants des Urssaf n’ont apporté aucune solution concrète au malaise de la profession. Par ailleurs, la rémunération et son évolution sont indécentes. Recrutés en général avec un niveau de Bac + 4 à Bac + 5, ils ne perçoivent, à l’issue d’une formation en alternance de dix huit mois que 1500 € net. Un inspecteur avec 20 ans de carrière gagne 1800 €, quand son homologue de l’administration  fiscale en perçoit 1000 de plus. Le corps de contrôle des Urssaf, unanimement salué pour son professionnalisme et ses résultats (environ 894 millions d’euros de redressement annuel), vit donc comme une véritable provocation des autorités de tutelle, le fait d’accroître la difficulté de leur métier en continuant de dénier leur qualification. En effet, si l’Acoss monnaye auprès des organismes tiers le travail des inspecteurs, elle ne veut toujours pas reconnaître que cette profession est sous-payées et compte bien ne rien verser des gains qu’elle encaisserait si elle parvenait à convaincre les inspecteurs de se surpasser encore une fois sans bourse déliée.

Les pouvoirs publics courent le risque de se mettre à dos l’ensemble d’une profession dont elle a éminemment besoin pour sécuriser le financement de la Sécurité Sociale (et par là même les droits des salariés) et aider à lutter contre le travail dissimulé. Un choix qui reviendrait à se tirer une balle dans le pied !

 Montreuil le 12 octobre 2007

 Marie-Martine Salvignac, secrétaire générale du syndicat Ugict Cgt de l’Urssaf de Paris /Rp

 

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